Accueil

Tora et commentaires
Commentaires du pentateuque suivant la lecture des "parashot" lors de l'office de Shabbat.

Rechercher
Derniers commentaires

a lire absolument: la bible n'est pas la vérité. bonj our, qu' en pensez-vous? réaction attendue. vous pou...
(Voir la suite)
Par LE+CHERCHEUR, le 14.11.2009

a lire absolument: la bible n'est pas la vérité. bonj our, qu' en pensez-vous? réaction attendue. vous pou...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 14.11.2009

bonjour david, aurais tu (en francais) la priere du matin ? j'aime israel, j'y ai consacré une rubrique sur m...
(Voir la suite)
Par florence, le 29.10.2009

serait-il possible de souscrire à ce blog ? eridan3113@ rocketmail.com...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 06.10.2009

magnifique blog, tres joli a voir, -il et super bien, il nous encourage a y revenir de + en +, bonne continuat...
(Voir la suite)
Par robert, le 16.06.2009

bonsoir, je passe voir ton blog que j'ai bien aimer la derniere fois, donc je t'en felicite, j'en profite pour...
(Voir la suite)
Par robertr, le 05.06.2009

faux!! l'ump ne veut pas d'un changement institutionnel en europe. notre cher président est bien trop satisfai...
(Voir la suite)
Par jefka, le 30.05.2009

merci bien robert pour ton intérêt et ton encouragement bonne semaine ou en hébre: shavoua tov davidhttp :/...
(Voir la suite)
Par David+Yaghil+Goldb, le 17.05.2009

bonsoir, je passe voir ton blog car je le trouve sympa, je te souhaite egalement une bonne semaine qui vient e...
(Voir la suite)
Par Robert, le 17.05.2009

bonsoir, je passe a nouveau voir ton blog, tres sympa le tien, donc il contient beaucoup de bonne chose, je t...
(Voir la suite)
Par robert, le 12.05.2009

bonsoir, ses un immense grand plaisir que je passe voir ton blog, qui et toujour aussi super bonne continuatio...
(Voir la suite)
Par robert, le 09.05.2009

viens voir mon blog mercilien vers mon blog...
(Voir la suite)
Par Emmanuel, le 25.04.2008

Articles les plus lus

· Lecture critique du Pentateuque
· Lecture critique du Pentateuque
· Parashat Kedoshim
· parashat Emor

Statistiques

Date de création : 25.04.2008
Dernière mise à jour : 29.09.2009
66 articles


Haftarat Shaharit (prière du matin) de Yom Kipour

Publié le 29/09/2009 à 09:33 par toracom
Haftarat Lecture Shaharit de Kippour

Isaïe 57/14 à 58/14

Le thème principal de ce cri de colère du grand prophète est résumé dans ces paroles : « Voici le jeûne que je préfère : rompes les liens de la méchanceté ouvres les nœuds de brides, et mets les malheureux en liberté et toutes les brides vous casserez. Ton pain à l’affamé tu offriras et des pauvres à ta maison t’inviteras, et si tu vois un homme nu tu le couvriras et de tes proches tu ne te cacheras point. » (58/6 et 7). Donc le jeûne (sous entendu celui de Kippour) s’il n’est pas accompagné d’un véritable repentir, et, surtout, d’actions concrètes, YHVH n’en veut pas et ne voit pas pourquoi vous l’observerez.
Kippour pour Kippour, un rite sans but et sans contenu, rien que pour se donner bonne conscience, n’est pas une preuve de la vraie foi en l’éternel. « Est-ce cela le jeûne par moi choisi : une journée de tortures pour l’homme, où sa tête comme le roseau se pliera et lui se coucheras sur un sac couvert de cendres, est-ce cela que tu appelles jeûne et un jour voulu par YHVH ? »(58/5) YHVH n’a que faire des pseudo croyants dont seul les effets extérieurs de leur « foi » comptes. A la rigueur il préférera un « mécréant » qui n’observera pas à 100% le jeûne mais qui n’oubliera pas d’aider son prochain pauvre ou souffreteux.
Voici une leçon à méditer par tous ceux qui prônent l’observance stricte des règles halachatiques, mais oublient complètement que la première règle du judaïsme est : « tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

David Yaghil Goldberg




Haftarat Yon Kipour: le livre de Jonas (Yona)

Publié le 29/09/2009 à 09:30 par toracom
Haftarat Minha de Yom Kippour

Le livre de Jonas (Yona) & Michée 7/18 à 20

Juda Halévi disait que seuls les prophètes peuvent avoir des relations privilégiées avec YHVH pratiquement des relations de proximité. Et les exemples ne manquent pas tout le long des récits sacrés depuis Noé, puis Abraham en passant par Jacob et Moïse et, plus tard, Elie et Elysée et, bien sûr, les trois grands prophètes que sont Isaïe, Jérémie et Ezéchiel et les douze « petits » prophètes dont le dernier fut Malachie. Or Jonas, dont le livre fait partie du troisième volume du Tanah (la bible juive), a le droit à un traitement privilégié, dans la mesure où son histoire tout entière fait le sujet d’un « livre » à part entière au même titre que Daniel ou les Proverbes (Michelei).
Pourtant Jonas n’est apparemment pas un « grand » prophète. Le récit nous raconte son dialogue avec YHVH, sa « fuite » puis son « voyage » dans le ventre d’un grand poisson depuis les rivages de Yafo jusqu’à Ninive en Mésopotamie. Rien avoir avec les grandes envolées d’Isaïe ou même d’Ovadia, dont, pourtant, ne nous est resté qu’un seul chapitre de son livre.
Le livre narre la relation spéciale qui se noue entre l’éternel et son messager particulier qu’est le prophète.
Ces relations se font en directe ; ils se parlent : l’un ordonne et l’autre essaie de fuir ses responsabilités de prophète. Fuir le tout puissant ? Comment est-ce possible ? Cependant le récit nous narre cette fuite et la poursuite de YHVH. On a l’impression de lire une saga grecque où Poséidon, dieu de la mer, parlerais à un humain qui fuit son courroux. Mais YHVH, celui qui est, fut et sera, celui qui n’a pas de figure ni ne peut être décrit, celui-là même, éprouve le besoin de menacer Jonas comme ferait un vulgaire fermier à son esclave, puis de le faire avaler tout entier par le poisson, dans le ventre duquel, pour la première fois, Jonas démontrera tous ses dons de prophète. Un discours digne des plus grands et tout aussi poétique. Un vrai discours sur la Foi qui l’habite même dans ce chaos qui est le ventre du poisson, où il croit devoir mourir : « Et moi je disait : je suis chassé de devant tes yeux, et, pourtant, je continue de dévisager ton Temple sacré. » (2/4) « Quand mon souffle défaillait je souvint de YHVH et ma prière vint jusqu’à toi, jusqu’à ton Temple sacré. » (2/7). Voici le premier message de ce livre curieux : la Foi pour la Foi dans la souffrance comme dans le bonheur.
Finalement le prophète repenti arrivera à destination et assénera sa prophétie de destruction aux habitant de Ninive qu’il croit inévitable et même nécessaire, peut être à titre d’exemple pour d’autres pêcheurs. Et c’est là qu’arrive le second message et la vraie raison de la lecture de ce texte le jour de Kippour : le Pardon dont est dépourvu l’homme qu’est le prophète et qu’octroi YHVH aux repentis. Dieu, lui, acceptera les prières et les suppliques des repentis car lui est bon et miséricordieux et est à l’écoute de tous les humains, quel qu’ils soient, qui expriment leurs regrets et demandent son pardon.

David Yaghil Goldberg

Lecture pour Yom Kipour

Publié le 29/09/2009 à 09:27 par toracom
Lecture de la tora)h pour de Yom Kippour :
(Rite du judaïsme libéral)

Parashat Kedoshim, lévitique 19/1 à 18 et 32 à 37


En ce jour, le plus « terrible » parmi les jours « terribles » du début de l’année juive, jour de « slihot » (demandes de pardon, excuses), jour de repentir, on aurait presque dit : de confession si ce mot n’évoquait pas un rite que le juif ne peut accepter sans réticence, en ce jour, donc, les premières paroles de ce chapitre rappellent aux fils d’Israël que saints ils seront car saint est leur dieu YHVH. Mais cet état de « sainteté » implique bien de devoirs à faire comme à ne pas faire. Ce que l’on demande au peuple saint, peuple « élu », c’est d’être parfait toujours et partout. De suivre les commandements sacrés, bien sûr, mais aussi, et, surtout : aimer son prochain comme soi-même ce qui implique, entre autres, de ne pas dissimuler sa haine vers autrui mais d’en parler avec lui ; de ne pas colporter des ragots ou de ne pas porter secours à un homme blessé. Mais aussi d’honorer la vieillesse ou de traiter comme un concitoyen l’étranger qui demeure dans le pays, cela en souvenir de l’état d’étrangers qui était le-leur en Egypte.
D’autres interdits interviennent comme ceux de ne pas mentir, de démentir sans fondement ni de voler. Interdits aussi de jurer devant un sourd ou de mettre un obstacle devant un aveugle, ni d’escroquer, ni de voler à main armer ou bien de ne régler son employé que le matin suivant la journée de travail (loi sociale, s’il y’en a une !). Et, surtout, il est interdit de préférer le puissant sur le faible, dans les actions de tous les jours comme lors de procès de justice.

Alors, toi qui vient de demander pardon à ton D’, toi qui vient de confesser tes faiblesses et tes failles, voici, donc, ce que ton confesseur te recommande, lui qui ne pardonne pas les fautes, tu dois le craindre et lui obéir. Sinon tu ne mérites pas de figurer parmi ses élus, parmi le peuple juif.

Hillel, à qui un prosélyte demandait de lui résumer la doctrine juive dans une phrase, citait ce verset (19/18) « tu aimera ton prochain comme toi-même » « et à présent, dit-il, va et étudies », sous-entendu, étudies tous ces interdits mais aussi tous les bienfaits, toutes les lois comme toute l’histoire sans omettre les commentaires ni les exégètes. Cet ainsi que l’on devient juif.

Hillel insinuait que devenir, comme d’être juif, est chose ardue mais excitante. Yom Kippour, jour de jeûne en est la preuve.

David Yaghil Goldberg



Haftarat Shabbat 27/09/2009 9 Tishri 5770

Publié le 21/09/2009 à 13:00 par toracom
Haftarat Haazinou et Shabbat Techouva

Osée 14/1 à 10 et Joël 2/15 à27

Ce grand poème qu’est « Haazinou » ne pouvait se contenter, comme une vulgaire parasha, d’une seule haftara ; l’on nous offre, par conséquent, au choix, trois : une selon le rite ashkénaze (tirée du livre de Joël), une selon le rite sépharade (reprenant un grand poème du jeune David reproduit dans Samuel B) et, finalement, une (tirée d’Ezéchias). Or la parasha se trouvant à l’avant dernier chapitre du Deutéronome sa lecture tombe souvent pendant shabbat « Techouva », c’est-à-dire le shabbat qui sépare Roche Hachana de Kippour. Dans ce cas précis la tradition veut qu’on donne lecture de deux haftarot, celle de parashat Vayelech qui, ayant été jointe à Nizavim, laissa sa place à la haftara de celle-ci, à laquelle on accole la haftara tirée de Joël, les deux ayant un lien très fort avec ce shabbat spécial qu’est shabbat « techouva ».
De plus l’on peut supposer que ces deux prophètes étaient, sinon contemporains, du moins proches dans le temps. D’ailleurs, dans le recueil des « Prophètes » Joël suit Osée.

Si Osée appelle Israël à revenir vers son Dieu YHVH car là seulement se trouve la délivrance, Joël est bien plus précis dans son homélie qui fait allusion au jeûne réparateur et à la prière publique. Mais les deux font valoir que la « réponse » ou le « retour » (« techouva » en hébreu dans les deux cas) est la condition d’une remise à plat des relations entre ce Dieu vengeur et son peuple à présent repentant. « Je soignerai leur légèreté je les donnerai mon amour en aumône, car ma courroux vers lui s’est apaisée » (Osée 14/5). Et pour Joël « Dieu se fâchera pour son pays et aura pitié de son peuple » (2/18), cela après le jeûne, la sonnerie du schofar et la prière réparatrice au Temple que les prêtres transmettent vers lui en pleurs.

Les deux prophètes se veulent optimistes, surtout Joël, face à tous les dangers qui guettent Israël et Judée. Amos, le troisième de la lignée, sera plus pessimiste quant à la capacité des israéliens comme des judéens de « revenir », autrement, se repentir. L’histoire nous apprit que c’est cette prophétie qui avait prévalu, faisant du peule juif, par la force des choses, un éternel repenti (« hoser biteshouva »).

David Yaghil Goldberg

Haftarat Shabbat 27/09/2009 9 Tishri 5770

Publié le 21/09/2009 à 12:57 par toracom
Haftarat Haazinou et Shabbat Techouva

Osée 14/1 à 10 et Joël 2/15 à27

Ce grand poème qu’est « Haazinou » ne pouvait se contenter, comme une vulgaire parasha, d’une seule haftara ; l’on nous offre, par conséquent, au choix, trois : une selon le rite ashkénaze (tirée du livre de Joël), une selon le rite sépharade (reprenant un grand poème du jeune David reproduit dans Samuel B) et, finalement, une (tirée d’Ezéchias). Or la parasha se trouvant à l’avant dernier chapitre du Deutéronome sa lecture tombe souvent pendant shabbat « Techouva », c’est-à-dire le shabbat qui sépare Roche Hachana de Kippour. Dans ce cas précis la tradition veut qu’on donne lecture de deux haftarot, celle de parashat Vayelech qui, ayant été jointe à Nizavim, laissa sa place à la haftara de celle-ci, à laquelle on accole la haftara tirée de Joël, les deux ayant un lien très fort avec ce shabbat spécial qu’est shabbat « techouva ».
De plus l’on peut supposer que ces deux prophètes étaient, sinon contemporains, du moins proches dans le temps. D’ailleurs, dans le recueil des « Prophètes » Joël suit Osée.

Si Osée appelle Israël à revenir vers son Dieu YHVH car là seulement se trouve la délivrance, Joël est bien plus précis dans son homélie qui fait allusion au jeûne réparateur et à la prière publique. Mais les deux font valoir que la « réponse » ou le « retour » (« techouva » en hébreu dans les deux cas) est la condition d’une remise à plat des relations entre ce Dieu vengeur et son peuple à présent repentant. « Je soignerai leur légèreté je les donnerai mon amour en aumône, car ma courroux vers lui s’est apaisée » (Osée 14/5). Et pour Joël « Dieu se fâchera pour son pays et aura pitié de son peuple » (2/18), cela après le jeûne, la sonnerie du schofar et la prière réparatrice au Temple que les prêtres transmettent vers lui en pleurs.

Les deux prophètes se veulent optimistes, surtout Joël, face à tous les dangers qui guettent Israël et Judée. Amos, le troisième de la lignée, sera plus pessimiste quant à la capacité des israéliens comme des judéens de « revenir », autrement, se repentir. L’histoire nous apprit que c’est cette prophétie qui avait prévalu, faisant du peule juif, par la force des choses, un éternel repenti (« hoser biteshouva »).

David Yaghil Goldberg

Parashat shabbat 27/09/09 9 Tishri 5770

Publié le 21/09/2009 à 12:56 par toracom
Parashat HAAZINOU

Deutéronome 32

Premier de la lignée des prophètes juifs, prédicateurs et poètes, Moïse ne pouvait partir sans nous laisser une sorte de testament en forme de d’admonestation d’abord (« Haazinou » chapitre 32), de bénédictions ensuite (« Beracha » chapitre 33). Tout l’ »art » de la prophétie y est présent. Car, en effet, on n’est pas prophète sans avoir le feu sacré de l’artiste créateur en plus d’être habité par une foi à la fois dévastatrice et bienfaisante.

Le message que véhicule la présente parasha est une mise en garde au peuple élu de Dieu, fils de Dieu, quant à son engagement envers son Père et Maître, son Créateur et son Protecteur. Car l’âme humaine pousse les fils de YHVH à déserter la voie tracée par lui pour emprunter les chemins tortueux de la désobéissance et de la trahison, provoquant son courroux dévastateur.

Et ces mécréants seront punis, connaîtront les effets da colère divine, celle du père trahi par ses enfants. Ce n’est qu’alors que ce peuple inintelligent et vite perdu (32/28) arrivera à la compréhension de la vraie foi et YHVH le sauvera, le rétablira sur sa terre et dans ses biens en détruisant tous ses ennemis.

A ces hébreux rassemblés devant le Jourdain le vieux chef dit en conclusion : « Prenez à cœur tout ce que je témoigne devant vous ce jour, et vous ordonnerez à vos fils d’y obéir, de suivre tous les commandements de cette Torah. Car cette Parole n’est pas vide de sens pour vous elle est votre vie, et cette Parole est la garantie d’une longue vie sur la terre que vous allez héritez en traversant là-bas le Jourdain » (32/46 & 47).

Ce premier grand poème du premier prophète sera suivi par tous ses héritiers qui emploieront le même procédé : le bâton d’abord la carotte ensuite et, surtout, le cri d’espoir.

David Yaghil Goldberg

Haftarat Nizavim shabbat 12 sept 2009 17 ellul 5769

Publié le 06/09/2009 à 18:13 par toracom
Haftarat Nizavim & Vayelech

Isaïe 61/10 à 63/9

Comme les deux haftarot précédentes celle-ci aussi fut choisie dans la partie du livre qu’il convient d’appeler Isaïe 2 : un contemporain de la de la destruction du premier Temple et de l’exode partiel qui l’avait suivi.
Autant le premier Isaïe fut un prophète coléreux prévoyant à ses contemporains mécréants ainsi qu’à leur leadership (rois ou prêtres) une punition foudroyante, autant le second est un prédicateur du futur et pas n’importe lequel : un futur radieux et triomphant.
Le Dieu de cet Isaïe-là n’est plus un dieu colère et vengeur (« El nakam »). C’est un Dieu généreux et protecteur pour son peuple, sous une condition tout de même : y croire.
Une croyance heureuse, joyeuse et non point aveugle. Croire en YHVH c’est, dit-il, être rempli de joie et de liesse, c’est faire la fête, la vraie comme lors d’un mariage heureux.
Le prophète sait que pour se donner courage, se donner de l’espérance, il faut avoir une confiance absolue dans le futur promis par ce Dieu qui, autrefois, punit et abandonna ses enfants.
Cette forme de croyance, pleine de joie mais aussi de fierté nationale qui va jusqu’à l’espoir de vengeance envers les peuples ennemis, n’a rien à voir avec un rite pleurnichard et souffreteux inventé bien après la destruction du second Temple par des hommes qui, par désespoir, et/ou par peur, abandonnèrent la part vivante de la croyance pour privilégier une sorte de religion des soumis consentants. Eux n’apprenaient, probablement, que le premier Isaïe.

David Yaghil Goldberg

Parashat Nizavim 9 sept 2009 17 ellul 5769

Publié le 06/09/2009 à 18:12 par toracom
Parashat Nizavim

Deutéronome 29/9 à 30/20
La seconde alliance, décrite d’abord dans la parasha Ki Tavo, est, décidément, dans l’esprit du vieux prophète, aussi importante que la première (celle du Mont Sinaï) sinon plus importante, car elle intervient juste avant la traversée du Jourdain et la conquête de la Terre Promise, la terre sacrée, là où les hébreux vont devenir des Juifs et d’où partira le Message à tous les peuples (« goyim »), celui qui portera la Parole.
Or ce qui singularise la présente parasha, par rapport à la précédente, est l’affirmation que l’Alliance (Brit) n’est pas destinée aux seuls rescapés de l’errance mais aussi, et, peut-être surtout, aux générations futures : « Cette alliance (« brit ») et cette mise en garde (« ala ») ne sont pas destinées à vous seulement. Mais à celui qui est ici avec nous présent devant YHVH notre Dieu, et aussi à celui qui n’est pas ici avec nous ce jour » (29/13 & 14), mais, peut-on avancer, aux autres hommes, à tous les hommes. Cette alliance est par essence universelle comme l’est, également, la mise en garde qui l’accompagne. Elle sont inséparables comme le sont la « bénédiction » et la « malédiction » que nous avons examinées dans la parasha Ki Tavo.
La fidélité à l’Alliance est la condition sine qua non à une vie harmonieuse sur la terre des ancêtres. Et cette fidélité est symbolisée par une circoncision, celle du cœur : une purification de l’esprit par Dieu qui fera naître chez le fidèle un amour infini de YHVH et lui permettra de vivre heureux sur sa terre où nul danger ne le guettera.
En somme pour que la vie soit un long fleuve tranquille, il suffit de se conformer aux commandements de YHVH et, surtout, l’aimer de toute son âme. Il suffit de faire le bon choix entre le bien et le mal, tels qu’ils sont définis dans les écritures, pour que la vie sur la terre promise prenne toute sa signification. Cela est à la portée de tous les hommes ici et maintenant (30/11 à 14).

David Yaghil Goldberg

Parashat Shabbat 12 septembre 2009 17 Ellul 5769

Publié le 06/09/2009 à 18:10 par toracom
Parashat Vayelech

Deutéronome 31

La passation du pouvoir entre Moïse et Josué est un épisode vécu douloureusement par le vieux leader. Nous sommes à la veille du début de la conquête de Canaan. Moïse sait qu’il n’y ira pas. D’ailleurs comment pouvait-il y aller à son âge : cent vingt ans. Or Moïse, comme tout politique qui se respecte n’admet qu’à moitié que son temps est fini. Il harangue les hébreux, leur promet des victoires écrasantes grâce à Dieu guidant Josué qu'il présente au peuple comme celui qui exécutera la volonté de Dieu. Mail il ne cède toujours pas sa place de leader.
C’est alors que YHVH perd patience et ordonne à Moïse de lui présenter Josué dans la tente d’Assignation. C’est ainsi que Josué est sacré leader pour immédiatement être mis à contribution et ensemble avec son vieux chef ils composeront une conclusion aux cinq livres de la Torah sous forme de poème (« chira »).
Les successions difficiles au pouvoir ne sont pas l’apanage des temps modernes.

David Yaghil Goldberg

Haftarat Shabbat 05/09/09 16 ellul 5769

Publié le 30/08/2009 à 09:49 par toracom
Haftarat KI TAVO

Isaïe chapitre 60

Autant la partie « bénédictions » dans la parasha est courte, laissant une place prépondérante à la partie « admonestations », autant ce chapitre d’Isaïe (le « second », le tardif) n’est qu’un hymne à la délivrance (« géoula ») auquel tout Juif doit croire s’il tient à sa survivance et à celle de son peuple.
Mais, cette fois, le prophète va bien plus loin que dans les passages dont est composée la haftara précédente, celle de la parasha « Ki Tézé ». Il décrit, carrément, le Jour de Gloire. Jour où ce peuple humilié, qui souffre tant, deviendra la lumière des nations et leur maître. Ces temps lointains viendront sûrement, car YHVH, le Dieu qui sait punir quand la colère le prend, sait aussi avoir pitié quand il veut (60/10).
Et Isaïe de terminer en promettant à son peuple si éprouvé, passablement désespéré, une lumière éternelle, celle de YHVH, remplaçant et le soleil et la lune, faisant du petit peuple une énorme nation. Et comme s’il fallait rassurer plus, redonner confiance, Isaïe précise : » je suis YHVH ce moment vite viendra » (60/20 à 22) pas de doute permis face à sa Parole.
Confronter à ce poème prophétique, faisant appel à l’enthousiasme et à l’espérance, l’on ne peut s’empêcher de penser à la situation de déchéance dans laquelle ce pauvre peuple battu devait se trouver au moment où ces paroles furent prononcées et, aussi, à l’époque où cette haftara fut choisie pour clore la lecture de la Torah.

David Yaghil Goldberg
1 2 3 4 5 6 7 | >>> | Dernière page



A voir sur ce blog :jonas torah

DERNIERS ARTICLES :
Haftarat Shaharit (prière du matin) de Yom Kipour
Haftarat Lecture Shaharit de Kippour Isaïe 57/14 à 58/14 Le thème
Haftarat Yon Kipour: le livre de Jonas (Yona)
Haftarat Minha de Yom Kippour Le livre de Jonas (Yona) &
Lecture pour Yom Kipour
Lecture de la tora)h pour de Yom Kippour : (Rite du judaïsme libéral)
Haftarat Shabbat 27/09/2009 9 Tishri 5770
Haftarat Haazinou et Shabbat Techouva Osée 14/1 à 10 et J
Haftarat Shabbat 27/09/2009 9 Tishri 5770
Haftarat Haazinou et Shabbat Techouva Osée 14/1 à 10 et J

forum